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Pour fraude et corruption dans l’examen d’Etat : Le ministre congolais de l’Enseignement supérieur suggère la suppression du baccalauréat

« Bien que le système de l’examen d’Etat soit très bien conçu, la fraude et la corruption font que ceux qui terminent ou passent par cet examen d’Etat, n’ont pas le niveau voulu pour poursuivre les études universitaires.

Du fait qu’il y a implication dans cette fraude de plusieurs catégories de personnes. C’est une évaluation qui ne donne pas tellement les résultats escomptés.» Ainsi donnait le ton le ministre congolais de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Steve Mbikayi. Et pour cette raison de fraude qui crève l’œil en RDC, l’autorité de l’Etat mentionne, sans ambages, que cet examen national qui sanctionne la fin des études secondaires doit être supprimé.

Dans une interview exclusive qu’il a accordée, ce lundi 25 juin 2018 à Actualité.cd, un site d’information, le ministre congolais explique que l’examen d’Etat est caractérisé par la fraude et la corruption qui impactent négativement le niveau intellectuel des élèves issus du secondaire. « L’examen d’Etat a été très bien conçu, mais c’est cette fraude organisée qui est à la base. Les parents, les écoles et tout le monde sont complices. Je pense que l’Etat devra chercher à se débrouiller pour mettre fin à ce cercle vicieux », a laissé entendre le ministre.

Pour ce fait, il recommande la convocation des états généraux de l’éducation nationale pour approfondir son idée afin de penser ensemble le nouveau visage que pourrait avoir la fin du cycle secondaire dans son pays. «Si on supprime l’examen d’Etat, on va laisser à ces écoles de donner les diplômes à ses finalistes. On va savoir que ces diplômes doivent avoir un contenu quand il va falloir passer un test d’admission à l’Université », a relevé  le ministre, arguant que ce test devra être confié à un organisme indépendant et crédible. Selon le ministre Steve Mbikayi, le fait que l’enseignement est par moment bâclé dès les bas âges est l’une des raisons qui justifient le faible niveau intellectuel des élèves en République Démocratique du Congo.

Estelle DJIGRI