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Revue de Presse / Sénégal : Les inspecteurs de l’éducation en grève

Au Sénégal, les inspecteurs de l’éducation sont en grève. Regroupés au sein du Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Education nationale, ils ont appelé, il y a quelques jours, au « gel de tous les examens professionnels - de l'élémentaire au moyen secondaire - sur toute l'étendue du territoire national », nous apprend le journal Sud Quotidien. Ils sont en mouvement d’humeur, écrit Dakar Actu et   revendiquent le paiement des heures supplémentaires dues au titre de l’année scolaire 2016 – 2017, selon  Afrique Midi.  

 

Dakar Actu va plus loin et nous rapporte que ces inspecteurs se révoltent  également contre la tentative de marginalisation des corps de contrôle dans le dispositif de règlement de la récente crise scolaire.

De Dakar, rendons-nous au Burkina Faso où un inspecteur retraité   d’enseignement du 1er degré, a dressé un sévère réquisitoire contre le fonctionnement actuel du système éducatif.  Dans un entretien qu’il a eu avec mes confrères de Burkina 24,  Ernest Conombo critique : « On est passé d’une sélection à outrance à une démocratisation outrancière. Dans le temps, sur 1.000 élèves qu’on prenait au CP1, moins de 200 arrivaient au CM2. On épurait rapidement et on ne retenait que les meilleurs. Cette forme de sélection a été décriée dans la mesure où il fallait scolariser tous les enfants. Partant, on a étendu les choses au point qu’on ne renvoyait plus comme par le passé. De même, la qualité a pris un coup et on sent bien que les choses ne sont plus comme avant… A l’époque, on allait à l’école à l’âge de sept (07) ans révolus. Maintenant, on trouve des enfants de moins de cinq ans…  Les enseignants ne sont plus formés dans la rigueur du métier ». Tous ces éléments justifient la baisse drastique du niveau des enfants, analyse l’ancien membre du corps de contrôle de l’éducation de  Ouagadougou.

C’est pourquoi, pour éviter le comble, le Réseau des organisations pour le développement de l’éducation au Burkina (RODEB) a mis en exécution son programme intitulé  « Toutes et tous pour une éducation de qualité » (TOP EDUQ), se réjouit  Faso.net. Deux ans après le lancement dudit programme, le réseau s’applaudit, témoigne Burkina 24. Selon Vincent De Paul Sawadogo, son  Coordonnateur national, détaille Burkina 24, le bilan est globalement satisfaisant. Les objectifs spécifiques décrits dans le programme ont été en majorité atteints, grâce au soutien financier de l’AFD et de Solidarité Laïque. 

Quittons la terre de Thomas Sankara pour celle du Philosophe Paulin Hountondji.

En effet, le gouvernement béninois s’est résolument engagé contre les grossesses en milieu scolaire, nous apprend  le journal Le Matin.  Taux alarmant de grossesses en milieu scolaire : Elèves et enseignants auteurs de grossesses bientôt sanctionnés, écrit ce journal  à sa Une de ce mercredi 06 juin 2018.  Nord Sud quotidien aborde le même sujet et  fait savoir que les directeurs et Chefs d’établissements sont sommés de traduire élèves et professeurs auteurs de grossesses chez les apprenantes   en conseil de disciplines.

Le sujet des auteurs de grossesses en milieu scolaire n’a pas intéressé Educ’Action cette semaine. Le journal  de Ulrich Vital Ahotondji s’est plutôt penché sur  « l’éducation sans violence ».

En dépit des lois de la République qui interdisent le châtiment corporel, les coups de fouets restent la chose la mieux partagée par les parents, les enseignants et les maîtres d’atelier d’apprentissage pour remettre l’enfant sur les rails, remarque le journal spécialisé en éducation. Il estime à l’instar de Dr Salimane Issifou, Directeur national de SOS Villages d’Enfants Bénin, que le  «  dialogue enfants – parents » est la meilleure alternative pour se passer  de ‘’ l’éducation à l’aide du bâton’’.

Le dossier porte la signature de mon confrère Maurice – Hermann  Sagbohan. Vous pouvez le lire aux pages 6 et 8 de la parution du mardi 05 juin 2018 et sur le site web du journal www.eduactions.org.

Quant à moi, je vous retrouve le mercredi 13 juin pour un nouveau numéro de la revue de presse éducative. Portez- vous bien.

Esckil AGBO