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Litige autour de l’école primaire Paul-Langevin d’Abidjan : L’avenir de 450 apprenants en voie d’être hypothéqué

L’inquiétude monte dans le rang des parents d’élèves de l’école primaire Paul-Langevin d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. A l’origine, une question de litige qui pourrait hypothéquer l’avenir des 450 apprenants de cette instance de savoir.

 

La situation semble bien éprouvante, surtout pour les milliers de parents d’élèves de l’école primaire Paul-Langevin. Ils traversent une période de crise morale doublée d’une dose de psychose en raison de l’avenir hypothétique de leurs progénitures. En effet, l’école primaire Paul-Langevin, fondée il y a 18 ans en terre abidjanaise, située en Zone 4 de la ville capitale, compte à la date d’aujourd’hui 450 élèves. Mais, derrière cette performance éphémère, se dresse une situation de litige qui donne à réfléchir. Selon le site Rfi qui a rapporté l’information via ses canaux, il existe bien un différend latent entre le propriétaire du lieu abritant les installations de l’école et les gérants de l’établissement menacés d’expulsion. A en croire cette source, les propriétaires tiennent mordicus à reprendre leur domaine, jetant en pâture parents et élèves. De l’avis de Maître Jean Pannier, avocat de la famille Dalquier qui gère le complexe scolaire, il n’y a pas d’équivoque, puis le titre foncier brandi par la partie adverse, n’est pas valable. « Nous avons découvert que ce titre foncier a été obtenu par des moyens frauduleux. On a donc saisi la chambre administrative de la Cour suprême qui est la seule autorité habilitée à annuler un titre foncier obtenu par des moyens frauduleux. C’est aussi simple que cela. Moi, je suis très confiant. Cette école ne fermera pas », a-t-il confié, rapporte le site Rfi.

Les parents dans l’émoi...

Dans cette guerre de cloché qui s’ouvre sur les tribunaux, les parents ont le cœur serré et meurtri. Pendant ce temps, les factions (les deux parties) en opposition s’illustrent, se fendant de discours incendiaires. Koudou Dago, le propriétaire du site antérieurement pressenti pour être revendu à un promoteur immobilier, affirme vouloir y maintenir une école, renseigne la même source. Pour son avocat maître Arouna Ouattara, les contestations sur la validité du titre de propriété sont farfelues. « Il a même proposé pour le cas où les époux Dalquier étaient expulsés, de maintenir les enfants, le personnel et les enseignants. Bien entendu, le projet de monsieur Koudou, il demeure aujourd’hui l’exploitation d’une école sur sa parcelle », a expliqué l’avocat, relayé par le site Rfi. Dans cette conflagration juridico-judiciaire et en attendant une décision de justice, les parents d’élèves, eux, ne savent plus où mettre la tête et quelle alternative proposée à leurs descendants en matière d’instruction. « On aurait préféré que le ministère de l’Education s’imprègne un peu plus de cette affaire, sinon on va se retrouver avec 450 enfants dehors. Il n’y a pas d’autre école, il n’y a pas d’autre place, on fait quoi ? C’est ce stress qu’on vit parce qu’il y a des parents qui ne dorment pas du tout », lâche, attristé et préoccupé, Fouad Darwiche, géniteur d’une élève de CM1. Sollicitée par RFI, poursuit le site, l’autorité de tutelle, la direction de l’encadrement des établissements privés, n’a pas souhaité répondre aux questions.

Serge David ZOUEME