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Après l’Université de Lomé : Des étudiants arrêtés sur le Campus d’Abomey-Calavi au Bénin pour fait de grève

Les étudiants de l’université de Lomé au Togo et ceux de l’université d’Abomey-Calavi au Bénin, ont sûrement le même destin. Ils constituent, ces derniers jours, des proies faciles pour les hommes en uniformes.

 

En réalité, après l’université de Lomé où une dizaine d’étudiants et un responsable de Ligue de défense des droits des étudiants ont été arrêtés par la police  lors d’une assemblée générale,  c’est l’université d’Abomey-Calavi qui offre le même spectacle avec une dizaine d’étudiants qui sont aussi mis aux arrêts par des policiers pour fait de grève. Selon le journal béninois en ligne, ‘’La Nouvelle Tribune’’, au total, neuf (09) étudiants sont arrêtés dont deux de l’Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin (UNSEB). Au titre des revendications, ils exigent : l’abrogation pure et simple des décrets portant critères d’octroi des allocations d’études universitaires, et celui portant réorganisation du mouvement étudiant, la réintégration immédiate des 21 étudiants arbitrairement exclus, le paiement sans délai des arriérés de bourse, secours, frais de mémoire et frais de stage à tous les ayants droits, et l’abandon de la décision du Conseil des ministres qui annonce la hausse des frais d’inscription dans les universités publiques du Bénin pour compter de la rentrée académique à venir. Ces étudiants réunis au sein des trois organisations estudiantines majeures sur le campus à Cotonou à savoir la Fédération Nationale des Etudiants du Bénin (FNEB), l’Union Nationale des Etudiants du Bénin (UNEB) et naturellement de l’Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin (UNSEB), observent, depuis plusieurs jours, cette grève de 72 heures qui, hélas, passe désormais à 96 heures, selon les dernières nouvelles.  Sur le même campus, les enseignants au sein de l’Intersyndicale sont également en cessation de travail bien plus tôt, parce que mécontents de leur ministre de tutelle.

Face à l’interpellation des étudiants, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB), à travers une déclaration officielle en date du 11 février 2018, a condamné cet acte d’arrestation des étudiants avant d’exiger leur libération immédiate.

Serge David ZOUEME